Le virus du Nil occidental : mesures mises en place par Héma-Québec pour assurer la sécurité de la réserve de sang cet été

Montréal, le 25 juin 2004 – Héma-Québec confirme la poursuite de son plan d'action développé l'an dernier pour contrer les effets du virus du Nil occidental (VNO) sur la réserve de sang des Québécois. Rappelons qu'à l'été 2003, Héma-Québec a introduit un test permettant la détection du virus dans le sang de tous les donneurs. Depuis le 25 juin 2003, tous les composants sanguins produits par Héma-Québec sont donc testés pour le VNO, et jusqu'à présent, il n'y a eu aucun résultat positif.

En plus de continuer à tester tous les dons de sang, une mesure supplémentaire sera prise à compter du mois d'août 2004 afin de renforcer la sécurité de la réserve de sang. En effet, Héma-Québec planifie d'analyser individuellement les échantillons de sang prélevés dans les régions qui, selon les directions régionales de la santé publique ou selon la prévalence du VNO chez les donneurs, seront les plus fortement touchées par le VNO. C'est donc dire que, dans les régions de prévalence du VNO, tous les dons de sang seront analysés individuellement.

Par ailleurs, la méthode de dépistage sur mélanges d'échantillons, habituellement utilisée en Amérique du Nord, sera maintenue dans les régions où peu ou pas de cas humains d'infection seront signalés. Cette méthode constitue à combiner les échantillons de six donneurs et à réaliser l'épreuve de dépistage sur ce pool d'échantillons. Cela permet d'analyser rapidement et efficacement assez de sang pour faire face à la demande en produits sanguins. Si un don est trouvé positif pour le VNO, le donneur correspondant sera informé de son statut et l'infection sera déclarée aux autorités de la Direction de la santé publique; le don infecté sera éliminé.

D'ailleurs, Héma-Québec collabore étroitement avec les centres hospitaliers et les directions régionales de la santé publique qui l'informent si un patient infecté au VNO a donné ou reçu du sang peu de temps avant l'apparition des symptômes. Lae cas échéant, si les composants sanguins en cause n'ont pas encore été utilisés, Héma-Québec prendra les dispositions nécessaires afin qu'ils soient retirés de la circulation.

De plus, depuis janvier 2004, Héma-Québec accumule dans son inventaire des produits de plasma congelés. Ces produits seront utilisés à compter du mois de juillet, alors qu'ils ont été prélevés au moment où il n'y avait pas de circulation du virus.

À l'instar des autres fournisseurs de sang d'Amérique du Nord, Héma-Québec a introduit une question supplémentaire qui sera posée, à compter du 19 juillet 2004, par l'infirmière à tous les donneurs de sang pour savoir si dans les sept jours précédant le don, ils ont eu de la fièvre accompagnée de maux de tête. Si la réponse est positive, le donneur sera exclu pour une période de 55 jours. Héma-Québec demande aussi aux donneurs de signaler, dans les semaines suivant leur don, s'ils sont malades, et plus particulièrement, s'ils ont les symptômes du VNO, auquel cas leur don de sang sera retiré de l'inventaire.

Cette année encore, une ligne téléphonique spéciale, le 1 877 VNO-HÉMA (1 877 866-4362), est disponible pour les personnes s'interrogeant sur l'incidence du VNO sur le sang.

Héma-Québec exerce une vigie constante de la situation et collabore avec les instances de santé publique du Québec et du Canada ainsi qu'avec la Société canadienne du sang. Rappelons que, l'an dernier, les premiers cas de transmission du VNO à des humains (par des moustiques) ne sont pas apparus au Québec avant le mois d'août 2003. Il n'y a eu aucun cas d'infection au VNO par transfusion sanguine au Québec, l'été dernier.

Soulignons qu'on ne peut contracter le VNO en donnant du sang. Aussi, il importe que les Québécois continuent de donner généreusement du sang dans le cadre des collectes qui seront organisées partout au Québec cet été. Les besoins en sang augmentent chaque année durant la période estivale; cet été, ce sont 7 000 donneurs qu'Héma-Québec espère accueillir de façon hebdomadaire pour répondre à la demande des hôpitaux.

Créée en septembre 1998, Héma-Québec a pour mission de fournir avec efficience des composants, des substituts sanguins et des tissus humains sécuritaires, de qualité optimale et en quantité suffisante pour répondre aux besoins de la population québécoise; et d'offrir et de développer une expertise, des services et des produits spécialisés et novateurs dans les domaines de la médecine transfusionnelle et de la greffe de tissus humains.

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