Michel Thérien plus de 925 dons... et ce n'est pas fini !

Il y a déjà quelques années que Michel Thérien attire l’attention enraison de son impressionnante carrière de donneur de produits sanguins. Déjà en 2002, le magazine Sélection du Reader’s Digest lui avait consacré un article dans ses pages. Le magazine l’avait rencontré alors qu’il procédait à son 650e don, ce qui lui valait déjà le titre de plus grand donneur d’Héma-Québec. Ses performances ont par la suite fait l’objet de reportages dans les pages du Soleil, de même que sur les ondes de Radio-Canada, lors d’une édition de la Journée mondiale du don de sang. Michel Thérien a maintenant franchi le cap des 925 dons.

« J’ai commencé à donner du sang en 1966, à la Croix-Rouge, peu de temps après avoir eu 18 ans. J’y suis allé parce que je savais qu’il y avait des besoins, à la suite d’accidents, ou parce que des gens étaient opérés », explique-t-il. Cette phrase toute simple résume bien l’essence de ce grand ambassadeur du sang au Québec. Simple, discret, tout en retenue, Michel Thérien souligne qu’une des satisfactions
qu’il tire du don de produits sanguins est l’anonymat autour du geste. « J’aime autant que ce soit anonyme parce que si je recevais l’appel de quelqu’un pour me remercier, ça me gênerait. Quand j’accepte de parler aux journaux ou de participer à une émission télévisée, je le fais pour soutenir la mission d’Héma-Québec. »

Dodo, boulot… Globule !
Six ans plus tard, toujours fidèle à son rendez-vous hebdomadaire au Centre des donneurs de sang Globule Laurier Québec, au centre commercial Laurier Québec à Sainte-Foy. Michel Thérien en était à son 931e don lors de notre rencontre. Cet ingénieur au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs terminait tout juste sa journée de travail. « L’être humain en est un d’habitudes », répond-t-il sourire en coin, lorsqu’on relève cette performance exceptionnelle.

Mais comment parvient-on à garder la flamme au fil du temps ? « Les besoins des enfants malades expliquent beaucoup ma motivation. Normalement, un enfant devrait avoir toute la vie devant lui. Mourir à cinq ans, neuf ou dix ans, je trouve ça difficile à accepter. » Donneur de sang total dans ses premières années, un changement se produit au tournant des années 1980, alors qu’il opte pour le don de plasma.

À plus de 925 dons, pourrait-on dire que l’on développe une dépendance au don de produits sanguins ? « Je trouve ça triste quand je ne peux pas faire de don, explique-t-il. Ça m’est déjà arrivé, il y a deux ans à peu près. Une de mes veines est devenue moins efficace et j’ai dû, dans la même année, prendre deux pauses de huit semaines. »

La vocation de donneur régulier impose-t-elle un régime de vie particulier ? Si ce n’est de s’assurer d’avoir une bonne nuit de sommeil, rien de vraiment particulier dans son cas.

Même s’il a atteint un niveau record en terme de dons, Michel Thérien n’envisage pas sa retraite de donneur de sitôt. Si la tendance se maintient, Michel Thérien franchira bientôt le cap des 1000 dons...Et s’il n’en tient qu’à lui, ça ne s’arrêtera pas là.

Témoignages des ambassadeurs du don de sang

Jérémy Plourde
RECEVEUR
Toute sa vie, le petit Jérémy aura besoin de recevoir un produit sanguin de façon régulière.
Il est et restera tributaire des services d’Héma-Québec. Pourtant, rien ne le démoralise, rien n’altère sa force de vivre.
Jonas Germana
DONNEUR
Il aura fallu à Jonas Germana, l’organisation d’une collecte de sang sur son lieu de travail pour qu’il effectue son premier don de sang. Le jour même où avait lieu la collecte, une collègue de travail impliquée dans l’organisation de l’événement lui avait alors demandé s’il désirait participer et ainsi contribuer à sauver des vies. C’était le 31 mai 2006.
Michel Thérien
DONNEUR
Il y a déjà quelques années que Michel Thérien attire l’attention en raison de son impressionnante carrière de donneur de produits sanguins. Déjà en 2002, le magazine Sélection du Reader’s Digest lui avait consacré un article dans ses pages. Le magazine l’avait rencontré alors qu’il procédait à son 650e don, ce qui lui valait déjà le titre de plus grand donneur d’Héma-Québec. Ses performances ont par la suite fait l’objet de reportages dans les pages du Soleil, de même que sur les ondes de Radio-Canada, lors d’une édition de la Journée mondiale du don de sang. Michel Thérien a maintenant franchi le cap des 925 dons.
Nathalie Blanchette
COMITÉ ORGANISATEUR
On ne dira jamais assez à quel point le travail des bénévoles est essentiel à la réalisation de la mission d’Héma-Québec. C’est grâce à leur dévouement et à leur grand sens du partage si plus de 2 000 collectes mobiles sont organisées chaque année sur l’ensemble du territoire de la province. C’est aussi grâce à leur mobilisation qu’Héma-Québec est en mesure de répondre aux besoins des centres hospitaliers en produits sanguins et ainsi améliorer la qualité de vie de nombreux patients.
Hélène Darby
BÉNÉVOLE
Héma-Québec peut compter, depuis sa création en 1998, sur l’apport de l’Association des bénévoles du don de sang (ABDS), un regroupement représentant les donneurs et bénévoles du sang de tout le Québec, avec des ramifications dans 12 régions. Hélène Darby en est la présidente depuis 2005. À titre de présidente de l’ABDS, madame Darby est également membre du conseil d’administration d’Héma-Québec.
Dr Vincent Laroche
PARTENAIRE HOSPITALIER
Entre les donneurs de produits sanguins et ceux qui en reçoivent, il y a évidemment Héma-Québec, mais également les centres hospitaliers et leur banque de sang. Quelle signification revêt le don de sang pour un médecin hématologue, de surcroît directeur de banques de sang ? « Le don de sang pour nous, c’est un trésor. Quand on se compare, on se rend compte à quel point nous sommes chanceux, ici, au Québec. Il est extrêmement rare que des traitements soient reportés ou annulés parce que l’on manque de produits sanguins. Aux États-Unis, par exemple, dans beaucoup d’endroits, des chirurgies planifiées sont reportées en raison d’un manque de produits sanguins. Une des raisons qui explique cette situation est évidemment la générosité des donneurs d’ici », explique Dr Vincent Laroche.