Critères de qualification

Homme ayant eu une relation sexuelle avec un homme

Vous ne pouvez pas donner du sang si la dernière relation sexuelle avec un autre homme a eu lieu il y a moins de 5 ans. 

Les critères d'admissibilité au don de sang sont des mesures de sécurité établies par la communauté scientifique et les agences réglementaires. C’est Santé Canada qui détermine les normes nationales que doit appliquer Héma-Québec.

Héma-Québec accorde, par ailleurs, la priorité autant à la sécurité du donneur qu’à celle du receveur. Ainsi, certaines personnes peuvent être interdites temporairement ou de façon permanente du processus pour différentes raisons.

Le dossier du don de sang demeure un des moyens essentiels pour assurer le maximum de sécurité de l’approvisionnement en sang.

À l’instar de la très grande majorité des experts en sécurité transfusionnelle, Héma-Québec considère qu’il est légitime et nécessaire d’interdire le don de sang chez certains groupes à risque pour les infections transmissibles par la transfusion. Encore aujourd’hui, la fréquence d'infection au VIH est beaucoup plus élevée chez les homosexuels que dans la population générale. La prévalence du VIH se situe à plus de 10 % chez ce groupe par rapport à bien moins de 1 % chez les hétérosexuels ou les lesbiennes.

Héma-Québec considère cependant que les données scientifiques récentes et les progrès accomplis en matière de sécurité transfusionnelle permettraient d’assouplir la politique d’interdiction appliquée aux hommes ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme.

Héma-Québec a soumis une demande à Santé Canada permettant de réduire la période d’interdiction à une période d’interdiction temporaire de 5 ans aux hommes ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme. Cette demande a été acceptée et le nouveau critère s’applique depuis le 22 juillet 2013.

Questions et réponses :

Non. Si la dernière relation sexuelle avec un autre homme a eu lieu il y a moins de 5 ans.

La sécurité du système d’approvisionnement en sang est primordiale. La commission d’enquête sur l’approvisionnement en sang au Canada, tenue à la suite du scandale sur le sang contaminé, avait recommandé que le principe de sécurité prime sur les autres principes et politiques. Une réalité inhérente à un système d’approvisionnement en sang est l’émergence possible – à tout moment – de nouveaux pathogènes (c.-à-d. virus, bactérie) transmissibles par le sang. Certains groupes – en particulier les groupes qui représentent les personnes transfusées – se sont inquiétés de la possibilité que les hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes soient davantage à risque pour de telles infections émergentes. Compte tenu de cette possibilité, une période d’interdiction de 5 ans a rassuré ces groupes sur notre capacité de mettre en place des mesures pour contrer ce risque en matière d’approvisionnement en sang.

Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes sont davantage à risque pour le VIH par rapport à la population générale. Encore aujourd’hui, la fréquence d'infection au VIH est beaucoup plus élevée chez les homosexuels. La prévalence du VIH se situe à plus de 10 % chez ce groupe par rapport à bien moins de 1 % chez les hétérosexuels ou les lesbiennes.

Oui, chaque don de sang est testé et qualifié. Pour en savoir plus : mesures de sécurité.

Rappelons que les relations sexuelles peuvent contribuer à la propagation des virus transmissibles à d’autres personnes par transfusion. Héma-Québec utilise une gamme de tests de dépistage de haute précision. Toutefois, malgré la bonne performance de ces tests, le risque de ne pas détecter un don de sang infecté, si minime soit-il, n’est pas nul, en raison de la limite de la sensibilité des tests. C'est ce qui explique que nous interdisons des donneurs à haut risque d'infection transmissible par le sang, malgré l'utilisation des tests de dépistage.

Il existe en effet une période à risque (appelée « période silencieuse » ou « période fenêtre ») au cours de laquelle, même si une personne se sent bien et qu’un test de dépistage du VIH et des hépatites B et C s’avère négatif, cette personne est infectée et peut transmettre ces virus à une personne qui recevra son sang.

Oui, dans la mesure où ces donneuses rencontrent les autres critères de qualification. Voir le Dossier du don de sang.