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Don de sang et réserve de fer

Don de sang et réserve de fer

À propos du fer

Ce qu'il faut savoir...

  • Les dons de sang entraînent une perte de globules rouges et du fer qu'ils contiennent.

  • Une perte trop importante de globules rouges peut mener à une diminution de la capacité du sang à transporter l’oxygène : c’est ce qu’on appelle l’anémie.

  • Avant chaque don de sang, nous vérifions que votre quantité de globules rouges est suffisante pour vous permettre de donner du sang sans risquer de devenir anémique : il s’agit du test de l’hémoglobine.

  • Après un don de sang, le corps remplace la perte de globules rouges.

  • La moelle osseuse régénère ces globules rouges. Il faut environ 1 mois pour que le niveau de globules rouges remonte au niveau où il était avant le don.

  • Pour fabriquer de nouveaux globules rouges, la moelle osseuse doit utiliser le fer qu'elle prend dans la réserve de fer de l’individu. Celui-ci doit par la suite refaire sa réserve de fer.

  • Le fer nécessaire pour compenser les pertes et maintenir la réserve de fer à un niveau adéquat provient des aliments et est absorbé par l'intestin.

  • Chez les personnes faisant des dons de sang fréquents (trois dons ou plus de sang total – ou plus d’un don de double culot - par année chez l’homme; deux dons ou plus de sang total par année chez la femme), le fer absorbé à partir des aliments peut ne pas compenser à lui seul pour la perte de fer reliée aux dons. À noter que dans la majorité des cas, le don de plasma n'entraîne pas de perte en fer. Cependant, chez les donneurs fréquents de plasma, le prélèvement des échantillons sanguins requis à chaque don pourrait entraîner une perte en fer.

  • Chez les femmes qui ne sont pas encore ménopausées, la perte mensuelle de sang menstruel entraîne une réserve de fer plus basse que chez l'homme. Les femmes sont donc plus exposées que les hommes à une baisse significative de la réserve de fer.

  • La baisse de la réserve de fer peut entraîner une sensation de fatigue, une baisse de capacité à l'exercice, des difficultés à se concentrer ou encore le pica (un trouble alimentaire caractérisé par l'ingestion de substances non nutritives comme de la glace ou de la craie). Une réserve suffisamment basse peut entraîner de l'anémie qui provoque les mêmes symptômes, mais de façon plus sévère.

  • Est-ce que la réserve de fer est mesurée lors d'un don de sang? Non, sauf chez certains donneurs de double culot. Le test que nous faisons avant le don chez tous les donneurs mesure le taux d'hémoglobine dans le sang. Pour mesurer la réserve de fer, il faut faire un autre test appelé ferritine.

  • Comment peut-on maintenir la réserve de fer à un taux acceptable?

    • D’abord manger une alimentation riche en fer. Les aliments les plus riches en fer sont les abats (foie, rein) et les viandes rouges. Les huîtres sont aussi riches en fer. Les viandes blanches, les poissons, les fruits de mer, les légumineuses, et les céréales enrichies sont aussi de bonnes sources de fer. Le fer associé à l’hème, une molécule faisant partie de l’hémoglobine et retrouvée dans les aliments d’origine animale, est mieux absorbé que le fer d’origine végétale et n’est pas influencé par la diète. La vitamine C favorise l’absorption du fer non hémique, alors que les tannins du thé et les phytates retrouvés dans certains végétaux nuisent à son absorption.
  • Chez les donneurs de sang fréquent, et chez les donneuses en particulier, on peut compléter l'apport de fer dans les aliments avec des suppléments de fer disponibles à la pharmacie. Si vous êtes un donneur de sang fréquent, parlez-en à votre médecin ou pharmacien. La dose optimale pour compenser les pertes dues au don de sang peut varier; cependant, une dose de fer élémentaire variant entre 19 et 45 mg par jour pour 6 à 12 semaines après un don pourrait être suffisante.

 

 

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