Études d'Héma-Québec

Héma-Québec contribue aux efforts qui sont déployés pour mieux comprendre et maîtriser la pandémie COVID-19, notamment en conduisant des études d'intérêt public.

Étude de séroprévalence

Quelle proportion de la population québécoise a été infectée par la COVID-19 depuis le début de la pandémie?

Une étude réalisée par Héma-Québec, avec les autorités de santé publique du Québec, vise à répondre à cette question, grâce à la recherche d’anticorps contre le virus dans le sang de donneurs. Une première étude de ce type, que l’on désigne étude de séroprévalence, a été réalisée au printemps 2020, suite à la première vague de la COVID-19.

Une étude similaire, dans le contexte de la deuxième vague de la pandémie, s’amorce en janvier 2021 et se poursuivra sur une période de 7 semaines.

Le but de l’étude n’est pas de tester tous les donneurs, mais seulement une partie d’entre eux. On prévoit de recueillir des échantillons de près de 7000 donneurs répartis dans les principales régions du Québec.

Les résultats obtenus permettront de mesurer la progression de l’immunité dans la population. L’étude servira aussi à fournir un portrait de l’immunité dans la population avant le début de la campagne de vaccination dans la population générale.

Pourquoi les donneurs de sang pour une telle étude?

Les donneurs de sang constituent un groupe représentatif de la population générale et des collectes sont organisées dans plusieurs régions. Héma-Québec a également la capacité de réaliser une telle étude, du fait qu’elle prélève déjà systématiquement des échantillons de sang sur chaque don de sang et dispose de laboratoires et de l’expertise pour réaliser ces tests. La réalisation de l’étude n’a, par ailleurs, aucun impact sur l’expérience habituelle du don de sang pour une personne qui se présente en collecte.

L’échéancier prévoit que le rapport final de la deuxième phase soit terminé au printemps 2021. Il sera rendu public par la suite.

Découvrez les résultats de la première phase de l’étude ici (document PDF).

Étude clinique nationale sur le plasma convalescent

Héma-Québec a participé à un projet d’essai clinique national, CONCOR-1 ayant pour objectif de développer un programme d’immunisation passive pour traiter les personnes atteintes de la COVID-19.

L’étude CONCOR-1 a été initiée afin d’évaluer si la transfusion de plasma provenant de donneurs ayant guéri de la COVID-19 (convalescent), et contenant des anticorps dirigés contre le virus, pourrait constituer une stratégie efficace dans le traitement de personnes atteintes.

Les équipes ont cherché à déterminer si les anticorps transmis chez des malades peuvent aider à neutraliser le virus et à l’éliminer, et de fait, réduire la sévérité de la maladie et accélérer la guérison des patients.

Le rôle d’Héma-Québec dans ce projet a consisté à recruter des personnes ayant contracté puis guéri de la COVID-19, et ayant accepté de faire des dons de plasma; notre organisation a également eu le mandat de réaliser, dans ses laboratoires, des analyses permettant de démontrer la présence d’anticorps contre le virus dans les plasmas convalescents. 1175 unités de plasma ont été prélevées auprès de 279 donneurs dans le cadre de cet essai clinique.

Suite à une analyse intérimaire effectuée par un comité indépendant, il a été constaté que les résultats observés à ce jour ne permettent pas d’espérer que ce traitement soit démontré efficace, du moins chez le type de patients inclus dans l’étude. Les responsables de l’étude CONCOR-1, dirigée par les docteurs Donald Arnold, Jeannie Callum et Philippe Bégin, ont donc annoncé qu’ils mettaient fin au recrutement des patients, ceci à compter du 2 février 2021. Les experts procéderont à l’analyse détaillée des résultats pour déterminer s’il y a lieu d’envisager de futures études pour évaluer l’efficacité du plasma convalescent dans d’autres groupes de patients atteints de la COVID-19.

Héma-Québec tient à remercier tous les donneurs qui ont participé à ce projet. Leur mobilisation a permis de faire avancer les recherches des meilleurs protocoles pour soigner les patients atteints de la COVID-19.